Etude Synthèse |
Rapport 2005 de l'Observatoire sur les métiers des salariés de l'Assurance (Roma) Le 8 décembre 2005, à la Maison de l'assurance, l'Observatoire de l'Evolution des Métiers de l'Assurance a présenté sa neuvième édition du ROMA correspondant aux résultats de l'enquête annuelle sur les statistiques des données sociales de la population des salariés FFSA/GEMA (effectifs au 31/12/2004). Le taux de réponse, 99,7% de la population soumise à l'enquête, fait de ce document un véritable bilan consolidé de la profession. En synthèse non exhaustive, nous vous présentons dans cet article quelques traits marquant de l'exercice 2004, qui corroborent les grandes tendances déjà perçues les années antérieures.
Comme le montre le graphe ci-dessus, en ce qui concerne le volume global de l'emploi, et malgré une certaine stabilisation, sa diminution à terme semble se confirmer. Mais ce phénomène masque en réalité des transformations significatives. Tout d'abord, il apparaît que l'assiette des effectifs, limitée exclusivement aux entreprises ressortissant de la FFSA ou du GEMA, ne traduit plus la globalité des activités de l'industrie de l'assurance. L'évolution de la concurrence, de l'organisation, des technologies, des produits... entraîne des transferts et des porosités. Ainsi, en matière de gestion de contrats, il faudrait prendre en compte la création et la progression des effectifs dans un secteur tel que l'assistance. De même, pour avoir une vision plus complète de la vente et des personnels mobilisés, la prise en compte des "conseillers en assurances" relevant du secteur bancaire permettrait une approche plus fine. Par ailleurs, les statistiques révèlent l'amorce d'une baisse des effectifs non cadres et, en corollaire, un accroissement du nombre de cadres (de 29,6% à 38,2% entre 1996 et 2004). A cet égard, face au risque de pénurie de cadres, les recrutements (2 100) et les promotions internes (1 500) sont excédentaires, anticipant au delà de la seule compensation des sorties effectuées ou modélisées. Ce mouvement se double d'une hausse qualitative des niveaux de formation et des diplômes initiaux pour l'ensemble de la population. Désormais en effet, le taux de Bac+2 et plus dépasse la barre symbolique des 50%. De nouveau, les "portes d'entrée" dans la profession s'affirment marquées par le diplôme : Bac+2 pour les non cadres et Bac+5 pour les cadres. D'une manière générale, la féminisation des catégories se poursuit, notamment chez les cadres, où elle atteint 40,9%. Un autre phénomène marquant de l'année 2004 est le revieillissement de la population de l'assurance (dont l'âge moyen s'établit à 41 ans et 5 mois), accompagné d'un redressement significatif de l'âge de cessation d'activité. Ce phénomène est la conséquence, notamment, de l'arrêt des systèmes de préretraite. Entre 2002 et 2004 en effet, l'âge moyen de départ est passé de 57 ans et 7 mois à 58 ans et 4 mois pour les cadres (+ 9 mois), et de 55 ans et 5 mois à 57 ans et 5 mois pour les non cadres (+ 24 mois). Vieillissement et employabilité, compétence et niveau de formation sont au cœur de la gestion prévisionnelle des emplois. Ainsi, la pertinence des dispositions de l'accord professionnel du 14 octobre 2004 sur la formation tout au long de la vie se trouve une nouvelle fois confirmée. Afin de compléter ce diagnostic, l'Observatoire lancera en 2006 une enquête annuelle spécifique sur la formation professionnelle continue, afin de constituer in fine un bilan de formation consolidé de la branche, à l'image du ROMA en matière de données professionnelles et sociales. La version intégrale du ROMA 2005 (effectifs au 31/12/2004) est disponible sur simple demande auprès de l'Observatoire. |