Etude Synthèse Présentation du 10 décembre 2009 |
Rapport 2009
de l'Observatoire sur
les Métiers des salariés de l'Assurance Le jeudi 10 décembre 2009, l'Observatoire de l'Evolution des Métiers de l'Assurance a présenté à l'auditorium de la Maison de l'Assurance, le ROMA (Rapport de l'Observatoire sur les Métiers des salariés de l'Assurance), et le ROFA (Rapport de l'Observatoire sur les Formations des salariés de l'Assurance). Le ROMA est la treizième édition des résultats de l'enquête annuelle effectuée pour recueillir les statistiques des données sociales de la population des salariés travaillant dans les sociétés d'assurances adhérentes de la FFSA ou du GEMA. Avec plus de 14 000 recrutements en 2008, le dynamisme du marché de l'emploi du secteur de l’assurance se confirme. Par ailleurs, la féminisation, phénomène engagé de longue date, "gagne du terrain" chez les cadres, chez les commerciaux et également chez les seniors… C’est ce que révèle le rapport 2009 de l’Observatoire de l’évolution des métiers de l’Assurance, le ROMA, qui présente chaque année les données sociales des salariés des entreprises d’assurances adhérant aussi bien à la FFSA qu’au GEMA. Au 31 décembre 2008, les sociétés d’assurances emploient 145 150 personnes. Le recrutement : un volume et un taux record en 2008… 14 032 personnes ont été embauchées en 2008, portant le taux de nouveaux entrants à 9,9%. Ces chiffres sont les plus élevés depuis plus de six ans. Par ailleurs le taux de CDI, de 66,8%, n'a jamais été aussi élevé. Ce dynamisme traduit l’attractivité réelle du secteur de l’assurance. Dans cette population nouvelle, les femmes sont majoritaires et progressent encore par rapport aux années précédentes, 58,1 %. La part des cadres dans les nouveaux recrutés, 27,3%, augmente également, de près de 3 points par rapport à l'année 2007. 71,4% des salariés embauchés en 2008 sont titulaires d’un diplôme égal ou supérieur à Bac+2. Les contrats en alternance, de professionnalisation ou d’apprentissage, poursuivent leur progression pour représenter 13,1%, soit 1 838 recrutements. Si l'on ajoute à ces nouveaux entrants les apprentis entrés avant 2008, les alternants représentent 2 612 personnes au total en 2008. La féminisation : les femmes "gagnent du terrain" chez les cadres, dans les familles Commercial et Direction, et chez les seniors… La part des femmes dans la population totale des salariés, 58,9%, continue de s’accroître à un rythme régulier de 0,5 point par an. En parallèle, et même si la féminisation reste encore inégalitaire, elles augmentent plus rapidement dans la population des cadres que les hommes : + 1 600 femmes cadres en 2008 contre + 600 hommes. Si la parité est atteinte en classe 5 (51,2% de femmes), leur présence s'accroît dans les classes 6 (39,4%), 7 (20,9%) et Direction (25,7%). Dans l'ensemble de la population cadre, le taux des femmes est de 44,4%. De la même façon, et bien que la féminisation irrigue l'ensemble des familles de métiers, on observe des variations importantes. Les familles de métiers où les femmes sont les plus nombreuses (à plus de 70%) sont Gestion de contrats, Secrétariat et assistanat, Administration, Communication et Ressources humaines. Les familles où elles sont peu présentes (moins de 30%) restent Informatique et Direction. Néanmoins, leur progression dans la famille Direction, où elles représentent plus d'un quart des effectifs, est de 8 points entre 2002 et 2008. Nous notons également la progression des femmes chez les commerciaux. Entre 2002 et 2008, elles augmentent de 5 points, passant de 46,9% à 51,9%. Cette famille de métier, historiquement masculine, s'est en effet largement féminisée avec le développement des profils commerciaux sédentaires, en agence ou sur plate-forme téléphonique. Mais les réseaux itinérants tendent également à se féminiser. Enfin, alors que la population des seniors (55 ans et plus) augmente de 5,8 points de 2002 à 2008, les femmes augmentent de 9,3 points. Les analyses montrent que ce sont les femmes non cadres qui forment le plus gros bataillon des salariés désormais maintenus dans l'emploi, après avoir sans doute plus largement que les autres, bénéficié des systèmes de préretraites. Plus d'expertise, plus de qualification et plus de cadres… Le nombre de cadres, toujours en progression, représente 58 171 personnes, soit 40,9 % des effectifs totaux. Dans le secteur de l'assurance, 2 salariés sur 5 sont cadres. Ce phénomène illustre les besoins en expertise et la tendance d'élévation des niveaux de qualification et de diplôme. Ainsi, cinq familles de métiers ont un taux de cadres supérieur à 80% ; il s'agit des familles Conception et adaptation de produis, Gestion des actifs, Informatique et télécommunication, Etudes et conseil et Gestion et organisation. Le taux de cadres dans le secteur de l'assurance reste largement supérieur à la moyenne nationale interprofessionnelle (environ 30 %). Les jeunes : un profil qui semble se standardiser… Si l'on constate une certaine stabilité de la population des jeunes dans l’effectif global depuis plusieurs années, (les moins de 30 ans représentent 15,6 % de la population totale), on observe également la persistance d'un taux de femmes élevé dans ces catégories d'âge, 63% en 2002 pour atteindre 65,1% en 2008. De la même façon, le taux de cadres chez les moins de 30 ans, 18,3%, est stable depuis 2002. Enfin, sur le plan des diplômes, deux éléments peuvent être mis en exergue : une certaine stabilité dans les niveaux de diplômes des moins de 30 ans depuis 2002 et la prééminence du niveau Bac+2. En effet, de 2002 à 2008, les Bac+5 augmentent peu, passant de 14,5% à 18,2%, les Bac+2 sont stables, 44,4% et les niveaux Bac et inférieur ne diminuent que de 2 points, passant de 23,3% à 21,4% (ce dernier indicateur doit toutefois être relativisé car il intègre l'ensemble des jeunes en alternance préparant un BTS Assurances et donc destinés à obtenir un niveau Bac+2). 44,4% des moins de 30 ans possèdent un niveau Bac+2 ; c'est presque deux fois supérieur à la moyenne de l'ensemble des effectifs et cela confirme la prévalence de ce niveau de diplôme dans le secteur de l'assurance. Les seniors deux fois plus nombreux en 2008 qu'en 2002… Conséquence de l'arrêt des systèmes de préretraites, la part des 55 ans et plus continue de croître pour représenter 13,6% de l'effectif total en 2008, contre 7,8% en 2002. En particulier la part des femmes dans ces catégories d'âge est passée de 45,2% à 54,6%, se rapprochant du taux moyen de la profession (58,9%), confirmant ainsi qu'elles avaient été les principales bénéficiaires des mesures de préretraites. Les stratégies de distribution comme facteur différenciant des caractéristiques socioprofessionnelles… Le ROMA 2009 analyse l'ensemble des indicateurs selon les principales typologies d'entreprises d'assurances : EAI - entreprises avec intermédiaires (Agents généraux, Courtiers…), ESI - entreprises sans intermédiaire (généralement de type mutuelles), et BAs - entreprises d'assurances distribuant les produits par un réseau bancaire (bancassurance). Les deux éléments remarquables caractérisant ces typologies sont les différences de volume de leurs effectifs et l'influence de leurs stratégies de distribution sur les effectifs. En effet, les volumes d'effectifs se répartissent de la façon suivante :
Par ailleurs l'étude montre que l'existence ou non d'un réseau commercial ainsi que sa nature influe fortement sur l'ensemble des indicateurs. Ainsi, à titre d'exemples, les EAI possédant un réseau commercial itinérants sont plus masculins. Les ESI, dont l'action commerciale est plutôt sédentaire sont plus féminins. Enfin, les BAs, arrivés plus récemment sur le marché de l'assurance ont une moyenne d'âge plus jeune, et, sans réseau commercial, concentrent plus de cadres. |